Bertrand Boulbar est musicien, auteur-compositeur-interprète. Son dernier projet, « Motor Hotel », fait suite à une traversée en solitaire des États-Unis de New York à San Francisco. L’objectif était de mettre en musique ses journées de route, le soir, dans la solitude des chambres de motel. Bertrand Boulbar a tenu un blog durant toute toute sa traversée pour raconter son quotidien et présenter ses photos. L’album est sorti en février 2012.
« J’ai découvert la solitude du voyageur mais surtout le voyage intérieur, pendant les longues heures à errer sur l’asphalte américain. Cette envie d’Amérique en solitaire est née il y a quelques années. Puis de l’envie, je suis passé au besoin. J’ai eu besoin de vivre cette traversée et d’en faire un disque. Je n’envisage jamais une chanson comme un exercice de style. Prendre un sujet au hasard, écrire ou composer sans une implication totale ne m’a jamais intéressé. Lorsque je choisis un sujet, j’ai besoin de le vivre. Je cherche l’immersion.Mon intérêt pour les États-Unis vient d’abord de la Beat Generation, de Ginsberg et de Kerouac en particulier, de cette contre-culture américaine cherchant une nouvelle liberté sur la route. Bukowski m’accompagne aussi régulièrement, comme un vieux copain qui me raconterait, au bord du comptoir, ses histoires d’amour qui ne portent pas ce nom. L’Amérique de Russel Banks, celle des Trailer-Parks, a également compté. Et puis il y a eu De sang froid de Truman Capote, un choc. J’ai d’ailleurs voulu retourner sur les lieux du crime et j’ai dormi dans le Motel que fréquentait Capote pendant la préparation de son roman-réalité. Le cinéma américain tient également une place importante dans mes influences. Cet intérêt vient de l’enfance et des westerns du mardi soir que j’attendais impatiemment. Quant à la musique, il y a Johnny Cash, la country, le blues et la musique indépendante américaine de Bonnie Prince Billy ou d’Elliot Smith. »

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