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Bouts du monde n°4115 
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Carnet de voyage Australie

Amélie Cénet est allée jusqu’à « ce bout du monde de l’autre côté du monde ». Elle rêvait d’y voir des koalas, se doutait qu’il y avait des kangourous. Mais elle ignorait ce qu’elle allait exactement trouver en Tasmanie.

– EXTRAIT –

Après plus de trente heures d’avion, les quelques kilomètres de route séparant l’aéroport du centre-ville d’Hobart, la capitale, ne semblent pas présenter le dépaysement brutal que j’imaginais. Malgré le décalage horaire, j’empêche mes yeux de se fermer, scrutant les champs dans l’espoir d’apercevoir un premier animal étrange. Mais rien. Les chênes et les bouleaux ont été remplacés par des eucalyptus. Cet arbre indique-t-il la présence de koalas ? Non, il n’y a pas de koalas en Tasmanie. Je vais progressivement sortir de l’imaginaire de mes livres d’enfance…

Il ne me faudra pas attendre très longtemps pour les voir, ces animaux sauvages et inconnus, le lendemain matin, allongés sur le bord de la route. Mon rêve d’enfant s’est réalisé, j’ai vu un kangourou. Ébloui par les phares d’une voiture, il est maintenant sans vie, désiré des oiseaux en quête de déjeuner. Ces visions morbides de routes matinales deviendront quotidiennes, un moyen comme un autre d’apprendre à reconnaître ces animaux nouveaux. Le soir, ils ont disparu.

Au volant d’un pick-up, un employé passe les ramasser. J’apprendrai que si je vois chaque jour autant d’animaux morts, c’est la preuve que le territoire regorge d’animaux vivants. Ça doit permettre, à terme, de se faire une raison.

Récit de Amélie Cénet à découvrir dans Bouts du monde n°41

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