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Bouts du monde n°1715 
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Carnet de voyage Finlande

Le blanc du sol et le vert du ciel font bien réaliser à Céline Ravier que cette fois, elle a bien mis le cap au Nord. Fini l’effervescence des bazars africains. Ici, l’air froid fait un peu mal aux poumons et il n’y a que les aboiements de chiens ou les cris des mushers pour rompre la quiétude.

– EXTRAIT –

Je n’aime pas le froid et les lieux dépeuplés. Mes envies d’ailleurs tendent généralement vers le sud, là où « ça brasse », les afriques, le bazar, les couleurs et les odeurs. Mais c’est une belle rencontre qui m’a permis de faire mentir mes convictions vagabondes, et qui m’a emmenée tout là haut, au delà du cercle polaire arctique. Laponie. Je ne pouvais rêver mieux pour m’élever à une autre dimension du voyage. Et pour le coup c’est véritablement une autre dimension qui m’attendait…

Paris – Helsinki. La carlingue aspergée de glycol annonce déjà la couleur, ou plutôt la température à venir. Je tremble déjà d’excitation. Descendre de nuit sur la piste verglacée, et sentir l’emprise presque suffocante du froid (il fait un petit -25°c). Sensation vite balayée par un accueil théâtral : au-dessus de nos bonnets, le vert crème mouvant d’une aurore boréale nous arrêtent net sur la route qui nous emmène au chalet. Silence. Je vois le noir du ciel s’ouvrir, danser en fines et longues lumières, puis disparaitre. Bienvenu au pays des songes ? Les Finlandais appellent les aurores polaires « queue de renard rouge ». Certains peuples samis (lapon) racontent que le renard polaire, en parcourant rapidement les vastes étendues enneigées, éjecte de la poussière avec sa queue dans le ciel, ce qui crée ainsi les aurores boréales le long de leur passage. Il se dit aussi ici que l’on peut parfois entendre les aurores boréales…

Pour lire la suite du carnet de voyage de Céline Ravier, c’est dans Bouts du monde n°17.