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Bouts du monde n°3215 
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Carnet de voyage Kirghizistan

Geoffrey Bire a parcouru les montagnes du Kirghizstan, pour relever notamment les pièges photographiques installés quelques mois plus tôt, dans l’espoir qu’y serait immortalisée l’insaisissable panthère des neiges. En octobre 2016, il a participé au programme Panthera, mené par l’ong Objectif science international pour effectuer un suivi de la faune sauvage.

– EXTRAIT –

Aéroport de Bichkek, 5 h 30 du matin. Je suis accueilli par Bastien, naturaliste et éducateur scientifique pour osi-Panthera depuis plusieurs années. Il est installé au Kirghizstan de juin à fin septembre, il est berger dans le Sud de la France l’autre moitié de l’année. Nous rejoignons en taxi, dans la nuit noire, la maison d’Aïda et j’aperçois furtivement des bribes de ce nouveau pays qui défilent derrière les vitres de la voiture. Mon excitation est telle que je ne parviendrai pas à dormir une fois arrivé… Ceci se prolonge le lendemain quand nous nous dirigeons, avec le groupe de volontaires quasiment au complet, vers le lac Song Köl, au centre du pays. J’alterne entre siestes de vingt minutes et attention constante pour ce nouvel univers.

Le Kirghizstan, en dehors de la capitale, est principalement rural. La fine route que nous suivons, faite de graviers, se transforme en sentier, puis en piste à mesure que nous approchons du lac. Nous passons la nuit au village de Teuleuk, accueillis dans la famille d’un garde-chasse. La maison que je découvre est chauffée par un poêle dans la cuisine, où n’importe quel déchet sert de combustible. Il y fait très chaud, le mobilier est sommaire (des tapis en feutre au sol pour s’asseoir, des coussins, une table et quelques chaises, une télé sur laquelle est diffusé un match de football kirghize).

Carnet de voyage de Geoffrey Bire dans Bouts du monde 32