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Carnet de voyage - Géorgie

Trêve hivernale dans le Caucase

Une trêve comme une retraite, comme un bilan à mi-parcours, comme un ultime camp de base avant l’ascension finale. Une trêve comme une expérience parallèle, comme un pas de côté, comme un interlude. 

EXTRAIT :

Après quatre mois de pérégrinations à travers l’Europe, les Balkans et la Turquie, nous avons posé nos sacs à dos à Tbilissi, capitale de la Géorgie. Petit pays du Caucase, voisin de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan et encerclé par les trois grands que sont la Russie, la Turquie et l’Iran, où nous avons décidé de passer les mois les plus froids de l’hiver dans l’attente de conditions plus clémentes pour reprendre notre route vers l’Est.

Hasard du calendrier, le jour de notre entrée dans le pays, les Géorgiens élisaient à la tête de leur jeune république Salomé Zourabishvili, femme politique franco-géorgienne, ancienne ambassadrice de la France à Tbilissi avant de s’impliquer dans la politique nationale pour y devenir ministre, puis présidente.

Le voyage nous rappelle que nous sommes liés par un destin commun. En écho résonnent les mots d’urgence climatique, d’immigration, de guerre… Ces mots dont on a vu la transcription concrète dans les paysages empruntés : des camps de réfugiés syriens en Turquie, les impacts de balles sur les murs de Sarajevo, les berges des rivières jonchées de déchets plastiques en tout genre, le monopole de la voiture, l’urbanisation anarchique et galopante…

Carnet de voyage de Domitille Crenn à découvrir dans Numéro 48

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