Enfant, je voyageais dans le sillage de parents bourlingueurs. Je dévorais les récits des explorateurs célèbres et les romans de Jack London. J’en ai gardé l’amour des grands espaces et de la nature sauvage.

Adulte, encordée à mon mari, j’ai gravi de nombreuses montagnes en Europe ou sur le continent Américain. Avec, depuis toujours, une prédilection pour le Nord et ses habitants. Mon premier contact avec les Inuits remonte aux années 70. Depuis, mon intérêt pour leur culture et leurs mythes fondateurs n’a cessé de m’habiter sans pour autant verser dans un passéisme de convenance.

A une époque où le voyageur curieux est remplacé par le touriste pressé, le carnet représente la liberté. Il fuit le mouvement de masse et la précipitation. Il demande que l’on se pose pour regarder, sentir, écouter. Il exige la disponibilité et la lenteur. Il crée un lien tangible entre le voyageur et le monde qui l’entoure. Dessiner sur place reste le meilleur moyen de communiquer avec ceux vers qui l’on va.

Sans doute parce que j’ai vécu dans différents pays, je me sens citoyenne du monde. Je suis membre du mouvement Urban Sketchers.

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