Yannis Tillard
Yannis Tillard parcourt le monde depuis plus d’une décennie à la recherche de l’altérité. Curieux des peuples et des cultures souvent éloignés du mode de vie occidental, il s’immerge dans ce qui est à l’opposé de son univers pour mieux comprendre la diversité, les territoires et les mœurs.
Sans un sou en poche, il expérimente d’abord, pendant plusieurs années, une forme d’itinérance fondée sur le dépouillement, le troc et l’échange de services. Souvent en stop ou à vélo, parfois à pied, il traverse l’Europe, l’Amérique du Nord, la route de la Soie, l’Asie du Sud-Est et le sous-continent indien.
Puis vient le déclic : une formation professionnelle qu’il peut emporter partout avec lui, et surtout des mains capables d’écouter autant que de soigner. Sur la route, son métier devient un formidable moyen de créer du lien. Celui que l’on surnomme l’ostéo-trotter met alors ses compétences au service de ceux qu’il rencontre, transformant parfois le voyage en un « j’irai soigner chez vous ».
Ostéopathe tout-terrain, il pousse les portes avec audace et curiosité : auprès de réfugiés en Birmanie, dans des hôpitaux kirghizes, sous les yourtes tadjikes, dans les banlieues péruviennes ou encore au cœur de monastères bouddhistes d’Asie. Chaque fois, le soin devient un prétexte à la rencontre, une manière d’entrer dans un monde qui n’est pas le sien et de tisser, au-delà des langues et des cultures, une relation profondément humaine.
Il privilégie, dès lors, une approche directe, engagée et immersive du voyage, cherchant plus à rencontrer qu’à observer, plus à s’intégrer qu’à traverser. Cette quête le conduit au Vanuatu ; il y partage pendant plusieurs mois le quotidien de tribus isolées, notamment chez les Saa de l’île de Pentecôte, où il participe à la préparation du rituel du saut du Gol et à la construction de leur tour. Une expérience qui le poussera vers la photographie et, surtout, à l’écriture d’un livre, actuellement en cours de finalisation.