Photo voyage - Thérèse Bodet - Labrang - Bouts du monde
Carnet de voyage - Chine

Jour de prière au monastère de Labrang

J’ai approché le “Thangka”, immense tenture religieuse portée par une cinquantaine de moines. Je suis happée par le mouvement de tous ces gens qui chercher à toucher, ou à passer la tête dessous pour en recevoir les bienfaits. Dans cette approche désordonnée, je reçois comme chacun de nombreux coups de lanière administrés généreusement par le service d’ordre des moines. Sous les coups, on crie, on s’accroupit ou on se sauve, mais on revient inexorablement telle une vague déferlante sans cesse renouvelée. Dans la crainte et les rires, je participe à cette grande bousculade sous le regard protecteur des pèlerins qui m’entourent. La tenture est enfin déroulée sur la montagne et exposée durant quelques heures à la ferveur de la foule.

Le matin du jour suivant, j’assiste à la grande prière. Enfouis sous les chuta rouge, immobiles malgré les morsures du froid, les moines s’assoient à même le sol formant ainsi une corole écarlate au pied du temple.

Chants et rituels montent dans l’atmosphère hivernale alors que la neige se met à tomber, enveloppant la scène d’un manteau ouaté. Je vivais ainsi du dedans ce pourquoi j’étais venue jusqu’ici.

Carnet de voyage de Thérèse Bodet à découvrir dans Numéro 9

à découvrir aussi

Simon Bouts du monde Chine

La montagne aux joues percées

par Simon

L’émerveillement le dispute au désenchantement. Simon, parti marcher avec son ami Patrick le long des rives du fleuve Jaune et dans le Qinghai, a dessiné une ébauche du Tibet, dont le trait est suffisamment précis pour se glisser dans un pli de l’espacetemps. L’idéal pour retrouver l’insouciance perdue à Pékin. Xining, capitale de province, tient…

Voyage en Chine : Habitants de la province chinoise

Trop vite

par Antoine Guillaume

Comme tout le monde, Antoine Guillaume a été déconcerté quand il a traversé la Chine. Dirait-il que le pays est beau ? Que ses habitants sont accueillants ? Ici, les mœurs n’ont pas fini de surprendre le voyageur occidental qui sait rarement sur quel pied danser. Pour s’y retrouver un peu, il restait au moins le carnet…