L’intimité du Transsibérien

Karen
Guillorel
/
Russie
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Bouts du monde n°2115 
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Carnet de voyage Russie

Les genoux repliés sur une banquette du Transsibérien, Karen Guillorel observe par la fenêtre les forêts de bouleaux succéder aux villes de ciment. Sur son téléphone, elle pianote une lettre à son amie poète, Milady Renoir, et lui raconte les premiers jours du quotidien à bord du mythique train.

 

– EXTRAIT –

Chère Emmy,

Je t’écris à présent du Transsibérien, couchette 31 de la voiture 5, troisième classe. Nous avons quitté Moscou le 19 juillet, après avoir choisi quelques provisions dans les rayons d’un supermarché pour manger le premier jour dans le train.

Nous ne partageons pas le même compartiment avec Adrien et Anne-Lise, mais nous sommes dans le même wagon. Avec moi, une femme aux cheveux auburn et yeux bleus, 38 ans, qui travaille dans l’électricité et ses deux fils, Nikita, un adolescent viril aux cheveux blonds, un bandage de fortune entourant son poing droit, et son jeune frère aux oreilles décollées, vif comme un lutin, Stiopa.

Ce dernier, quand il n’escalade pas les montants en fer qui le hissent jusqu’à sa couchette, juste au dessus de la mienne, fabrique des avions en papier qu’il lance en riant aux éclats dans le couloir. Adrien joue aux cartes avec lui, assis sur ma banquette, élue salon de cette traversée de Moscou à Irkutsk.

 

Carnet de voyage de Karen Guillorel à découvrir dans Bouts du monde n°21.

 

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