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Bouts du monde n°2715 
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Carnet de voyage Corée du Sud

Carnet de voyage. De la Corée du Sud, ils connaissaient Samsung, un peu d’actualité de son voisin du Nord et quelques films. La certitude de l’inconnu, la promesse du dépaysement et une destination pas vraiment touristique ont convaincu Laura Dile et Charly Baranger de remplir leur sac à dos de carnets de croquis et de partir vivre un an au pays du matin calme.

 

– EXTRAIT – 

C’est à Yugu dans un hanok, maison traditionnelle entièrement composée de bois, que nous commençons le Wwoof. Nos hôtes vivent paisiblement au fond d’une vallée, en complète autosuffisance alimentaire. Huile, vinaigre, tofu, sauce soja,… sont faits maison. De nombreux légumes sont fermentés à l’année dans des jarres en terre et constituent les plats d’accompagnement typiques de la cuisine coréenne.

(…)

Chaque jour après le travail, on étudie un peu pour pouvoir parler avec nos hôtes le lendemain. Charly étudiera un peu au début… puis le vocabulaire de base : « Humm c’est bon, merci, au revoir et santé !» lui sera amplement suffisant. Bien travailler dans les champs et trinquer convenablement est tout aussi important.

Nous quittons nos hôtes un peu à reculons, on serait bien resté plus longtemps. Notre prochaine destination se trouve plus au sud à Daejon dans une ferme qui transmet la culture traditionnelle coréenne. Kim Gap Su nous accueille. Il enseigne le Samul Nori, musique à base de percussions et au rythme très intense.

Il a tout construit de ses propres mains, comme beaucoup de Coréens à la campagne. Ce qui donne des maisons pas toujours très droites, mais très originales. Il faut parfois traverser deux pièces dans le noir pour trouver l’interrupteur, mais c’est ce qui rend ces maisons et villages très attachants. Il est à la fois cuisinier, professeur de musique, ingénieur, organisateur de fêtes de villages et travaille tous les jours.

Le mot week-end, chumal en coréen, ne semble pas exister à la campagne. Dès 5 heures du matin, il n’est pas rare de le voir s’activer sur son tractopelle. Le seul Coréen que l’on ait croisé qui manie cet engin avec une certaine délicatesse. Il lui sert à tout : planter des arbres, labourer un parterre, bouger des cailloux… Les seuls jours de congés à la campagne sont les jours de pluie : que l’on reste chez soi ou que l’on aille au marché entre amis, on boit du makkeolli (vin de riz).

Carnet de voyage de Laura Dilé et Charly Baranger, à découvrir dans Bouts du monde n°27

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