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Bouts du monde n°2115 
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Carnet de voyage Japon

Il a fallu un salon du design à Tokyo pour que Françoise Bergaglia s’envole enfin pour cet Orient extrême qui l’attirait depuis si longtemps. Du Japon, la femme d’affaires connaissait la littérature, l’art des estampes, le cinéma, l’histoire. Epatée par cette petite île qui narguait le reste du monde par son imagination technologique, fascinée par l’énergie foudroyante de ce peuple tout à la fois, raffiné, cruel, orgueilleux, silencieusement obstiné à être…

– EXTRAIT –

Au matin, la pluie a cessé. Je découvre la vue depuis ma chambre : elle donne sur les voies ferrées qui circulent entre les immeubles à mi-hauteur : une pour le métro, une autre pour le train : le Shinkansen qui relie Tokyo à Kyoto ? Curieusement, ce spectacle qui ailleurs me déprimerait, ici ne me déplaît pas.

Je meurs de faim. La salle du petit déjeuner de l’hôtel est pleine à craquer. Principalement des hommes d’affaires japonais, pressés et silencieux qui déjeunent seuls d’un copieux plateau où l’on trouve, soupe, saucisses, œufs de cailles, riz, légumes divers…

Je jette quelques coups d’œil furtifs autour de moi : je me force à ne pas trop regarder mes voisins, je perçois que ce n’est guère poli de dévisager son prochain.

Pourtant j’en meurs d’envie : j’essaie de suivre leur dextérité à la baguette, l’ordre dans lequel ils mangent, la manière qu’ils ont de trier leurs aliments avant de les porter à la bouche. La plupart lisent en même temps le journal.

Une fois le petit déjeuner avalé, ils quittent rapidement la table, enfilent leur veste uniformément grise ou noire, portent d’une main leur sacoche de cuir sombre, et de l’autre leur plateau. Leur journée a commencé.

Découvrez la suite du récit de Françoise Bergaglia illustré par Nolwenn Merlet dans Bouts du monde n°21.

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