Dessinatrice compulsive autodidacte, j’ai découvert depuis 4 ans le bonheur intense que provoquent non seulement l’action de dessiner, mais aussi celui de regarder le monde avec intensité, le crayon n’étant finalement que le prolongement du regard. 
J’aime retranscrire les ambiances et c’est pourquoi mes carnets m’accompagnent durant les festivals par exemple, j’aime aussi croquer les gens dans leur quotidien…
Mes carnets peuvent avoir des horizons plus ou moins lointains, mais aussi avoir l’audace de faire voyager dans mes placards (carnets de chaussures…) ou dans mes sensations (carnet de douceur-chaleur) Comme si je voulais m’imprégner de chaque bruit, chaque odeur, chaque modification même infime de la lumière et conserver tout cela dans un carnet comme un trésor…
Voyager, c’est pour moi, avant toute chose, aller vers l’autre et partager un moment de vie… 
Je me suis aussi aperçu que dessiner attire les gens vers vous, comme si le carnet et les crayons étaient une « arme de paix et de dialogue » et que tout cela n’est peut être que prétexte à la rencontre ! 
Dès que je le peux, je vais passer quelques jours sur une île. Pas une île lointaine, juste les îles du Ponant sur l’océan Atlantique. J’ai choisi de dessiner  chaque île sur des petits carnets moleskine accordéon, des carnets de poche à la mesure de ces petites îles parcourues à pieds, mais dont l’intérieur se déploie en une longue bande accordéon comme pour en révéler les nombreux trésors cachés. Des carnets dont les dessins et les textes sont entièrement faits sur le vif, car ils sont juste la trace d’un moment, sans brouillon, comme dans la vie.
 

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