Vincent Marie

Vincent Marie

Vincent Marie est né en 1977 à Saint-Malo. Chercheur et cinéaste, il faut découvrir Vincent à travers ses pérégrinations aux quatre coins du globe, ses films ou ses recherches. Habile à nourrir ses passions d’enfant, Vincent a fait de la bande dessinée son terrain d’études et de création. Titulaire d’un doctorat liant histoire et bande dessinée, commissaire d’expositions, directeur de publication, cet agrégé d’histoire enseigne aussi le cinéma au lycée Philippe Lamour de Nîmes et la sémiologie de l’image à l’Université de Montpellier 3. 

Avec Bulles d’exil en 2014, son premier documentaire sur les liens entre immigration et bande dessinée, il voyage de case en case mais aussi rencontre des artistes comme le dessinateur Shaun Tan d’origine sino-malaisienne en Australie. En 2016, il explore à sa façon le centenaire de la Grande Guerre avec Là où poussent les coquelicots (Kanari Films, France 3 Lorraine). Derrière le dessinateur Tardi, il convie des grands noms du neuvième art et relie l’image dessinée, les archives cinématographiques ou photographiques avec les lieux du conflit de Sarajevo à Verdun. Vincent poursuit en 2019 sa réflexion sur le passé visuel de l’histoire en réalisant un documentaire sur la Retirada intitulé Bartoli, le dessin pour mémoire (Les Films d’Ici Méditerranée, France 3 Occitanie) qui fait écho au film dessinée Josep d’Aurel récemment césarisé. 

 Le chercheur n’est jamais loin de l’homme et de son envie de comprendre ses semblables. Ses réflexions sur le génocide des Tutsis du Rwanda à travers l’oeuvre Déogratias de Stassen ; ou encore ses études sur les contes mongols ou inuits donnent lieu en 2021 à des rencontres (voyage à Kigali dans les pas de Déogratias), des reportages sous la forme de carnets de voyage (l’Écho de Gengis Khan pour la revue Bouts du monde) ou des documentaires (Les harmonies invisibles, film réalisé avec son frère au cours d’une expédition arctique). Pour 2022 et l’anniversaire des accords d’Evian, il termine pour France 3, un documentaire Nos ombres d’Algérie dans lequel sont mis en scène des dessinateurs qui racontent leurs relations à la guerre d’Algérie d’une rive à l’autre de la Méditerranée.

Son travail ressemble à une bibliothèque et une iconothèque bien garnie, toujours en évolution.