Makay - Natexplorers - Bouts du monde
Carnet de voyage - Madagascar

Expédition dans le Makay

L’époque rend les expéditions scientifiques plus nécessaires que jamais. Julien Chapuis et Barbara Réthoré ont accompagné l’une d’elles dans le massif du Makay à Madagascar, véritable coffre-fort de la biodiversité qu’il faut protéger d’urgence.

EXTRAIT :

Cinq jours. C’est le temps qu’il nous aura fallu pour rallier les contreforts du massif du Makay depuis Antananarivo, capitale de Madagascar. Rares sont désormais les lieux sur Terre où le temps et l’espace se mesurent à leur juste valeur : à la mesure des rencontres que seule la route nous réserve ; à l’échelle du paysage qui défile sous nos yeux au fond d’un camion-brousse bringuebalant. Progressivement, la piste s’évanouit, comme partout ailleurs dans l’arrière-pays malgache. Reste nos jambes et pour seul moteur notre bipédie.

Premier camp de base

Il est tôt. Le jour se lève à peine. D’immenses parois surgissent de l’ombre et viennent bientôt nous encercler. Bienvenue sur le camp de Mahasoa, planté au beau milieu de la vallée verdoyante du même nom, elle-même nichée au cœur du massif. L’heure est venue pour chacun – scientifique, étudiant, écovolontaire, artiste, etc. – de découvrir l’étendue de notre premier camp de base. Quelques hommes, aides de camp, s’affairent déjà. Ils ont été recrutés pour le temps de la mission dans les villages de la communauté Bara les plus proches.

D’une efficacité redoutable, ils ratissent les environs à la recherche de bambous invasifs qu’ils débitent à l’aide de leurs hachettes, traditionnellement arborées par-dessus l’épaule. En deux temps trois mouvements, la cuisine du bivouac et le laboratoire de camp se dotent de robustes bancs et tables. Un confort « grand luxe » qui facilite le travail d’inventaire effectué dans des conditions souvent difficiles, parfois rudes. Zo et Rado, responsables en cuisine, relèvent quant à eux le double défi de gérer les rations de nourriture pour cinq semaines tout en contentant une soixantaine d’estomacs affamés, parfois même exigeants…

à découvrir aussi

Des singes en hiver

par Alexandre Bonnefoy

Alexandre Bonnefoy court le monde pour photographier les singes. A Wakinosawa à l’extrême nord de l’île d’Honshu, il a trouvé l’endroit le plus septentrional du monde où des singes peuvent survivre à l’état sauvage. Mais les saru ne se laissent pas approcher facilement. – EXTRAIT – À Wakinosawa, j’aurai six jours pour photographier ces singes.…

Un sacré Tata

par Annick Gilles

Carnet de voyage. C’est le genre de péripétie dont on s’amuse au retour à la maison. Parce que franchement, dans la brousse malgache, Gilles Gamot n’avait qu’une seule envie : descendre de cet engin du diable où, selon l’humeur du moment, tout est amusement ou exaspération. – EXTRAIT – Morondava, côte ouest de Madagascar. La tentation du…