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Bouts du monde n°2915 
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Carnet de voyage France

Il faut sans doute, comme Daniel Casteill, être un terrien pour aimer se balader entre les squelettes d’étraves en bois abandonnées au ressac de la mer, penchées sur le côté, noyées dans le sable…

(…) Les cimetières de bateaux m’attirent car ils symbolisent, pour moi, la vie, l’aventure et le voyage.

Couchés sur le côté, réduits parfois à quelques poutres, ils demeurent remplis de cris, de chants, de paroles d’espoir ou de tristesse. Où sont-ils les marins, les chaluts, les poissons, les coups de vent et les tempêtes, mais aussi les « bons retour » ?

A Douarnenez, on aperçoit le cimetière de bateaux de l’autre côté de la rive Port Rhu. Les bateaux mouillent, bien alignés et penchés sur le côté, à l’abri sous les grands arbres.

Pour s’y rendre, c’est un peu plus difficile, il faut se perdre dans les sous-bois et chercher un peu, au jugé.

Quand on arrive enfin, la boue et la vase, les vieux clous rouillés nous tiennent à l’écart.

Les bateaux sont nombreux et dans divers états : parfois une quille et quelques couples, comme un vieux squelette ; souvent toute la coque avec encore les mâts, la cabine et des éléments de portiques, de treuils et d’enrouleurs de chaluts.

En face, le port-musée et plusieurs vieux et beaux bateaux bien réhabilités que l’on visite. Le cimetière est juste en face de la maison de retraite.

© Carnet de voyage de Daniel Casteill à découvrir dans Bouts du monde n°29

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