Paris en tête, le cœur en fête

Floriane
Vacherand
/
France
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Bouts du monde n°3315 
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Carnet de voyage France

Carnet de voyage. Floriane Vacherand a retrouvé un trésor comme il en existe dans les greniers des maisons familiales : le carnet de voyage de son grand-père Jean, parti visiter Paris au début du printemps 1961. Une plongée sans filtre dans une autre époque, où s’impose le doux sentiment de l’insouciance.

– EXTRAIT –

Samedi 25 mars 1961. 13 h 20 – 33 32 22. SVP un taxi. 2 Pré-Cartelier ! Ça y est, le grand moment est arrivé. Le temps est superbe, légère bise, soleil dans les cœurs. Jean-Denis a pris ses quartiers à la rue Dentand, heureux d’émigrer pour une quinzaine de jours. Didier et Thierry sont partis chez Marie-Claude pour dîner, ils iront ensuite visiter le Salon de l’Automobile. La grand-maman V. s’installera au Pré-Cartelier pendant notre absence. Nous sommes prêts au départ ! 14 h 28, départ de Cornavin

Depuis le temps que nous attendions ce moment… Ce fut en septembre, lors de son séjour à Genève, que tante Angèle (habile séductrice) piqua notre envie et nous arracha un consentement encore assez vague. Puis l’idée germa, s’affermit, se précisa. On se mit à regarder le calendrier, faire le compte des jours de repos et heures supplémentaires et on s’arrêta enfin sur les vacances de Pâques. De Paris arrivèrent des messages provoquant le départ des Yerly pour la capitale à la veille de Noël suivis de nouvelles enthousiastes, et de consignes impératives (venez, on vous attend, on compte sur vous, on se réjouit, c’est merveilleux). Tout cela balaya nos ultimes hésitations et on se mit à compter les jours ! Un temps splendide accompagna tout le mois de février et persista en mars. Nous n’avions que Paris en tête… et le cœur en fête!

13 h 30. Le taxi stoppe devant la maison. Nous sommes archi-prêts ! À Cornavin nous savourons les minutes d’attente et sommes au comble de la joie lorsque nous pénétrons dans le train et prenons possession de nos places. Les parents de Denyse sont sur le quai, avec J.D. L’heure fatidique approche et le lent et doux roulement du départ annonce que l’heure H du jour J est arrivée !

14 h 28. Nous partons pour Paris… Debout dans le couloir, nous nous en mettons plein la vue. Le printemps joue sa grande symphonie ; captivés, nous ne nous asseyons qu’après Dijon, lorsque la nuit est tombée !

La suite de ce carnet de voyage parisien des années 60 est à découvrir dans Bouts du monde n°33.

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