Madagascar : des pêcheurs au pied des dunes

Laurent
Boiveau
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Madagascar
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Bouts du monde n°3715 
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Carnet de voyage Madagascar

A chaque fois, Laurent Boiveau marchait un peu plus loin pour voir si la plage suivante était plus paradisiaque que la précédente. Le photographe a vécu quelques jours avec les Vezos au sud de Madagascar, pêcheurs nomades qui bravent les éléments à bord de pirogues à balancier et qui, le soir venu, se cachent derrière les dunes de sable. Le rivage du canal de Mozambique est bien plus habité qu’il n’y paraît.

– EXTRAIT –

Le rendez-vous avec les piroguiers est fixé à Ambohibola. Ce sont eux qui nous mèneront vers le cap Sainte-Marie, à l’extrême sud du pays. Piroguiers est un peu restrictif : en effet, ils sont aussi pêcheurs, cuisiniers, réparateurs en tout genre, chanteurs, danseurs…

Les vents dominants de l’automne sont en général est le matin pour tourner sud dans la journée. Il est donc essentiel de privilégier une remontée vers Tuléar, la capitale économique du pays vezo. Le voyage est calé sur douze jours de mer, pour prendre le temps d’apprécier la côte. Rien ne sert de partir aussi loin, avec toutes les difficultés pour atteindre le point de rendez-vous, si l‘on ne prend pas le temps d’en profiter. Parcourir le pays vezo en quatre jours de pirogue à moteur, très peu pour moi. Le décor est donc posé, ce sera pirogue à balancier (et à voile) pour tout le monde, en se soumettant aux aléas de la mer du canal du Mozambique.

Les pirogues sont là comme prévu et la voiture a réussi à déjouer les pièges d’une piste qui n’est plus entretenue depuis des lustres. Seuls les camions-taxis-brousse, qui ne se privent pas de la détériorer régulièrement, font la jonction entre les villages et la ville. Mais attention, pas tous les villages, uniquement ceux que la piste traverse ou frôle ; pour les autres, il ne reste plus qu’à s’en remettre à la charrette à zébu ou à la marche à pied.

En descendant vers le sud, on découvre une nature hostile, sèche où quelques ethnies se répartissent les lieux : les Antanalana, les Mahafaly et les Antandroy. Principalement cultivateurs et éleveurs, ils sont en étroites relations avec les Vezos pour les produits de la mer. Et inversement, ces derniers ont besoin d’eux pour apporter un complément de nourriture à des repas essentiellement fournis par la pêche.

Carnet de de voyage de Laurent Boiveau à découvrir dans Bouts du monde 37

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